La guerre dans la littérature

 Par Josselin Baiguini, 3ème 1

Erich Maria Remarque

Erich Maria Remarque

Ernst Junger

Ernst Junger

Henri Barbusse

Henri Barbusse

Céline

Céline

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT, de Louis Ferdinand Céline

Voyage au bout de la nuit est le premier roman de Céline, publié en 1932. Ce livre manqua de deux voix le prix Goncourt mais obtint le prix Renaudot. Le roman est surtout connu pour son style, imité de la langue parlée et teinté d’argot, qui a largement influencé la littérature française contemporaine. Il s’inspire principalement de l’expérience personnelle de Céline à travers son personnage principal Ferdinand Bardamu : Louis-Ferdinand Destouches a participé à la Première Guerre mondiale en 1914 et celle-ci lui a révélé l’absurdité du monde. Il ira même jusqu’à qualifier la guerre d’ « abattoir international en folie ». Il expose ainsi ce qui est pour lui la seule façon raisonnable de résister à une telle folie : la lâcheté. Il est hostile à toute forme d’héroïsme, celui-là même qui va de pair avec la guerre. Pour lui, la guerre ne fait que présenter le monde sous la forme d’un gant qu’on aurait retourné et dont on ne verrait que l’intérieur, ce qui révèle la trame du livre : la mise en évidence de la pourriture.

Voyage au bout de la nuit est un récit à la première personne dans lequel le personnage principal, Bardamu, raconte son expérience de la Première Guerre mondiale, du colonialisme en Afrique, des États-Unis de l’entre-deux guerres, et de la condition sociale en général. Bardamu a vu la Grande Guerre et l’ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C’est la fin de son innocence. C’est aussi le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre, dont le pessimisme imprègne tout le récit. Il part ensuite pour l’Afrique, où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Pour lui c’est même l’Enfer, et il s’enfuit vers l’Amérique de Ford, du dieu Dollar et des bordels. Bardamu n’aime pas les États-Unis, mais c’est peut-être le seul lieu où il ait rencontré un être (Molly) qu’il aima jusqu’au bout de son voyage sans fond. Mais la vocation de Bardamu n’est pas de travailler avec les machines des usines de Détroit ; c’est de côtoyer la misère humaine, quotidienne et éternelle. Il retourne donc en France pour terminer ses études en médecine et devenir médecin des pauvres. Il exerce alors dans la banlieue parisienne, où il rencontre la même détresse qu’en Afrique ou dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.

LE FEU, d’Henri Barbusse 

Le Feu est un roman de guerre autobiographique d’Henri Barbusse paru sous forme de feuilleton dans le quotidien L’Œuvre à partir du 3 août 1916, puis intégralement à la fin de novembre 1916 aux éditions Flammarion. Il reçoit la même année le Prix Goncourt.

Ce livre que Barbusse, engagé volontaire en 1914 (il avait alors 41 ans et souffrait de problèmes pulmonaires), tira de son expérience personnelle du front, a été longuement mûri et pensé en première ligne pendant vingt-deux mois dans les tranchées de décembre 1914 à 1916. Barbusse tout au long de l’année 1915 tient un carnet de guerre où il note des expériences vécues, les expressions des poilus, et dresse des listes diverses et variées. Ce carnet servira de base à la composition de son roman dont l’essentiel de l’écriture l’occupera durant le premier semestre 1916 alors qu’il est convalescent à l’hôpital de Chartres puis à celui de Plombières. Le roman est découpé en vingt-quatre chapitres, qui paraissent d’abord sous forme de feuilleton dans le quotidien L’Œuvre, avant d’être publié par les éditions Flammarion en novembre de la même année et d’obtenir, quelques jours plus tard, le prix Goncourt.

Henri Barbusse est le narrateur et personnage principal de ce récit. Le narrateur de ce livre se situe durant la plupart du temps en focalisation interne… À la guerre, il est accompagné par de nombreux camarades : Volpatte, Fouillade, Barque, Farfadet, Eudore, Paradis, Poilpot, Poitron, Tirette, Blaire, Cocon et Bertrand. Durant les vingt-deux mois qu’il passe en première ligne, il prend en note les expressions des soldats, leurs craintes, mais aussi fait part, à travers son récit, de la peur et de l’horreur dans laquelle il vit.

Ce roman est considéré comme l’une des œuvres littéraires majeures concernant la Première Guerre mondiale.

 

ORAGES D’ACIER, de Ernst Junger

Orages d’acier, publié en 1920, est le premier livre d’Ernst Jünger. Il s’agit d’un récit autobiographique sur son expérience de la Première Guerre mondiale qu’il a vécue comme soldat de bout en bout. Il s’agit de son livre le plus lu encore aujourd’hui, et celui qui lui a assuré une importante notoriété dès les années 1920, en particulier dans les cercles nationalistes et chez les ligues d’anciens combattants.

Jünger s’est fondé, pour écrire ce témoignage, sur son expérience de jeune lieutenant de l’armée allemande, engagé volontaire lors de la Première Guerre mondiale, puisant dans les quinze carnets qu’il a tenus durant toute la période de la guerre. L’écrit sous sa forme actuelle est le résultat d’un travail de composition et de réécriture plus tardif. Les éditions allemandes successives au cours des années vingt et trente présentent des différences textuelles importantes et l’édition définitive, la septième, date de 1978. Le livre a été publié pour la première fois en 1920 à compte d’auteur à 2 000 exemplaires. Jünger voulait à l’origine intituler son livre Le Rouge et le Gris en référence à Stendhal et a finalement opté pour une image empruntée aux sagas islandaises dans un poème scaldique5.

Le témoignage porté par le livre est celui d’un héros militaire. Jünger a été blessé quatorze fois et a souvent combattu en première ligne à la fin de la guerre. Avec le grade de lieutenant, il est resté, avec le capitaine Erwin Rommel, le plus jeune soldat à avoir été décoré de l’ordre Pour le Mérite, distinction la plus prestigieuse de l’armée allemande.

Contrairement aux autres témoignages littéraires publiés sur la guerre des tranchées, ici, la peur ou le sentiment d’horreur face au déchaînement de la violence ne sont que brièvement perceptibles. Quand il s’agit de décrire les blessures ou les cadavres, la description demeure la plupart du temps « clinique » et détachée. La langue de l’auteur prend en revanche plus d’élan lorsqu’il s’agit de décrire l’émotion du combat, l’ardeur qui s’empare de lui au moment de l’assaut, la satisfaction d’avoir abattu un adversaire – sans jamais éprouver de haine à son égard.

A L’OUEST RIEN DE NOUVEAU, D’ERICH MARIA REMARQUE

 À l’Ouest, rien de nouveau  est un roman paru en 1929, écrit par Erich Maria Remarque. Le roman décrit la Première Guerre mondiale vue par un jeune soldat volontaire allemand sur le front ouest. Symbole du pacifisme allemand, le roman devient rapidement un best-seller et est suivi par d’autres romans de la même veine : Après, Trois camarades, etc. L’auteur, pourchassé dès 1930 par les nazis – pour son pacifisme comme pour ses origines – émigre en Suisse, puis aux États-Unis ; son livre subit un autodafé nazi le 10 mai 19332.

Paul Bäumer est un jeune allemand de 19 ans. Après avoir été soumis à un bourrage de crâne patriotique par leur professeur, Kantorek, tous ses camarades de classe et lui-même s’engagent volontairement dans l’armée impériale allemande.

Après dix semaines d’entraînement, la rencontre du fameux caporal Himmelstoss et la brutalité de la vie au front font découvrir à Paul et à ses amis que leurs idéaux de patriotisme et de nationalisme se résument à des clichés inadaptés au monde réel. Sous le révélateur de la guerre, le jeune soldat se sent trahi par ses maîtres.

Paul raconte les abominations de la guerre : les tranchées ne sont même plus en état d’être occupées, envahies de rats ou complètement détruites par les obus. Heureux d’avoir une permission, Paul rentre chez lui, mais n’est compris que de sa mère qui ne lui pose aucune question. De retour de permission, il est heureux de n’avoir perdu aucun de ses amis.

Obligé de mûrir d’un coup à 19 ans, Paul remet en cause les références morales qu’on lui a inculquées et se demande comment, lui qui n’a jamais connu autre chose que la guerre, va pouvoir mener une vie normale une fois ce désastre fini.

La souffrance physique est poussée à son paroxysme, les corps sont dénudés et découpés, réduits en charpie par l’artillerie, la blessure espérée comme un billet de retour à l’arrière, cette fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qui, lors de leurs permissions, n’arrivent même plus à exprimer ce qu’ils vivent sur le front, car les gens de l’arrière sont incapables de comprendre ce qui arrive.

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