Les gueules cassées

Par Théo Guillemin 3ème1

 

Les gueules cassées

Les gueules cassées

Lors de la première guerre mondiale, 1,5 millions de poilus sont morts, 3 millions sont devenus invalides et 15 000 ont été grièvement blessés de la face et totalement défigurés.

1- L’origine de l’expression « gueules cassées ».

A l’origine, on appelle « gueules cassées » les soldats survivants de 1ere guerre mondiale qui ont été victimes de graves blessures à la face lors des combats. Ces soldats ont perdu leur visage humain, ils sont totalement défigurés. Les nouvelles armes : bombes, grenades, tirs d’artillerie, gaz et les combats dans les tranchées ont causé ce nouveau type de blessures. Auparavant ces blessés seraient décédés mais les progrès de la médecine ont permis de les maintenir en vie. L’expression de « gueules cassées » est également utilisée par la suite pour les victimes des guerres qui suivront et qui subiront ce type de blessures.

L’expression « Gueules cassées » a été inventée par le Colonel Picot, lui-même mutilé de la face pendant la 1ere guerre mondiale. Il fait parti des membres fondateurs de l’association l’UBFT.

La création de L’Union des Blessés de la Face et de la Tête (UBFT) .

 Le 21 juin 1921, les « grands mutilés», Bienaimé Jourdain et Albert Jugon, ainsi qu’une quarantaine de soldats blessés au visage créent l’Union des Blessés de la Face, qu’ils surnomment les  » Gueules Cassées  » selon l’expression du Colonel Picot lui-même victime. Le Colonel Picot sera le 1er président de l’association.

Au moment de déposer les statuts de l’association, la Préfecture a refusé le nom de « Gueules Cassées », c’est seulement un sous-titre.

En 1927, l’Union a été reconnue d’Utilité Publique.

Objectifs de l’association :

La création de l’association a eu pour objectif d’apporter un soutien moral et financier à ces victimes ainsi qu’une reconnaissance par l’état et les citoyens de ces victimes afin qu’elles perçoivent une pension de guerre et afin qu’elles soient mieux acceptées par la société.

Soutenir et venir en aide à ces victimes est nécessaire, ils sont grièvement blessés mais surtout leur vie a changé car ils n’ont plus de visage humain. Ils sont tellement défigurés qu’ils ne peuvent pas reprendre une vie normale après la guerre. Ils sont devenus en quelque sorte « des monstres ». Parfois, ils sont rejetés par leur propre famille et n’ont plus un visage socialement acceptable, donc ils ne peuvent plus travailler. De plus, les blessures de visage ne sont pas reconnues à l’époque comme une invalidité et ils ne touchent pas de pensions de guerre.

Ces victimes sont restées en vie mais c’est pour vivre un nouveau cauchemar.
Ils ont honte de se montrer, ils ne savent pas où aller.

 La devise de l’association :  » Sourire quand même « 

 L’arme  de l’association : la Solidarité.

 La création des maisons d’accueil :Comme ils sont nombreux sans travail ni foyer entre deux opérations, la reconstruction du visage pouvant prendre plusieurs années, ni pension, l’association du Colonel Picot a créé deux maisons d’accueil et de repos. Ainsi ils peuvent vivre entre eux à l’abris des regards le temps de retrouver un visage un peu plus humain.

 L’invention de la loterie nationale :

C’est au « gueules cassées » que l’on doit l’invention de la loterie nationale (aujourd’hui « »La Française des Jeux »). L’association a en effet inventé le procédé de loterie afin de récolter des fonds.

 3-Les progrès de la médecine et les blessures des « gueules cassées » :

Les gueules cassées ont survécus pour la plupart d’entre eux grâce aux progrès de la médecine notamment grâce à l’invention le procédé d’asepsie.

 

Chirurgie réparatrice

Chirurgie réparatrice

Des médecins ont aussi voulu redonner de l’espoir à ces mutilés en inventant de nouvelles techniques pour réparer leur visage. Par exemple, ils ont créé des prothèses pour les yeux, le nez, la bouche, ils ont inventés des techniques pour combler les trous de chairs, ils ont commencé à pratiquer la chirurgie maxilo- faciale, ils ont effectués des greffes de peau.

Mais lorsque les réparations sont impossibles, la seule solution était le port de sortes de casques ou de masques. Aujourd’hui des greffes de totales ou partielles de visage sont devenues possibles.

 

4/ Les gueules cassées à la signature du Traité de Versailles :

Lors de la signature du traité de Versailles, Clémenceau a voulu associés des mutilés de la face à la cérémonie. Ils étaient donc 5 a assisté à la signature. Clémenceau a voulu que les alliés se rendent compte ce qu’avait été cette guerre.

La délégation des gueules cassées au traité de Versailles le 28 juin 1919.

5/ Les « Gueules cassées » aujourd’hui.

Les victimes de la 1ere guerre mondiales sont aujourd’hui décédées, mais les autres guerres ont laissé de nouvelles victimes « gueules cassées » physiques et psychologiques : la seconde guerre mondiale, la guerre du Vietnam, l’Algérie.

L’association existe donc encore de nos jours et elle organise

Un colloque exceptionnel, le colloque « Gueules Cassées, un nouveau visage » les 17 et 18 octobre 2014 à l’Ecole Militaire à Paris.

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