La maladie des pieds de tranchée de « poilus »

Pieds infectés d'un soldat

Pieds infectés d’un soldat

Par Alexandre Morel 3ème4

« Les pieds de tranchée » est une maladie apparue lors de la grande guerre

La première guerre mondiale est toujours définie comme atroce, harassante, avec des soldats ayant combattu dans des conditions lamentables. C’est pourquoi de nouvelles maladies ont vu le jour. En voici un exemple. Malgré un taux de guérison avoisinant les 100%, cela causa de gros dégâts chez les soldats en raison notamment de conditions de vie déplorable dans les tranchées.

Les symptômes les plus courants se traduisaient le plus souvent par des pieds qui se refroidissaient, et leur couleur virait au jaunâtre, voire au bleu foncé. Ils perdaient toute sensibilité et approchaient même la paralysie (avec un quasi arrêt de la circulation sanguine), alors que dans le même temps, des bulles se formaient sur la plante du pied. Cette maladie pouvait aller du simple pansement/bandage à la cure chirurgicale. Dans de rares cas, une gangrène pouvait également apparaître, entraînant un risque important d’amputation.

Une diminution de la sensibilité pouvait persister des semaines voire des mois. La circulation sanguine redevenait progressivement normale, mais il persistait une hypersensibilité aux variations de température.

Témoignage d’un soldat affecté par cette maladie

« Le 25, nous lançons toute la matinée des bombes et des pétards sur la tranchée adverse et sur les levées de terre fraîche que nous repérons en face de nous. J’ai les pieds complètement glacés. Je ne les sens plus. J’ai l’impression très nette que ma sensibilité s’arrête à hauteur des chevilles. Voilà trois jours et trois nuits que mes pieds végètent dans la boue liquide et il n’y a pas un mètre carré de sols secs où je puisse les sortir de ce bain forcé. Si, pendant le jour, je peux encore remuer mes orteils et agiter dans la boue mes pauvres membres engourdis, en revanche les nuits sont particulièrement douloureuses, car je dors les pieds dans l’eau et leur immobilité totale les anesthésie lentement mais inexorablement. »

 “Mémoires de Guerre de Jean PETIT”.

L’immense majorité des cas concernait des soldats ayant passé un temps (plus ou moins long) dans les tranchées. 
Il fallait 3 ou 4 jours pour que le mal apparaisse mais 8 à 10 jours pour que l’on ait pu observer des symptômes.Cette maladie apparaissait surtout au commencement et à la fin de l’hiver ou les pluies étaient les plus fréquentes.

L’âge des soldats jouait un rôle notable car curieusement les plus jeunes étaient les plus touchés. De plus, le groupe ethnique semblait être un autre facteur. En effet, les Nord-Africains étaient bien plus atteints que les Européens. Cependant, le froid a été le premier incriminé et jouait un rôle majeur (il faut quand même signaler qu’il y a eu des cas en plein été).

Ainsi, le froid, l’humidité, la compression du pied par le cuir de la chaussure, l’âge, les champignons, le groupe ethnique, le piétinement incessant etc… furent à l’origine des pieds de tranchée.

 

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