Mon arrière grand père André Weil

Par Justine Weil, 3ème4

Un parcours militaire prestigieux

Sur le front de l’Ouest

Mon arrière-grand-père, Simon André Weil, est né à Rouen le 29 mars 1889. Il était le fils de Benjamin Weil, qui avait quitté son village natal d’Oberlauterbach en Alsace peu avant la guerre franco-prussienne, et de Sara Marguerite Lazard issue, elle aussi, d’une famille juive de Lorraine et de Paris. André Weil n’utilisait pas son premier prénom, il était employé de commerce au moment de la déclaration de guerre. Il avait obtenu son certificat d’études primaires et était suffisamment bon élève pour suivre l’enseignement primaire supérieur qui lui permit d’obtenir son brevet élémentaire et son brevet supérieur.

En 1909, il a été appelé pour son service militaire mais fut réformé définitivement le 7 juillet 1911 par la commission spéciale de Rouen à cause de « sa faiblesse de constitution ». Avec la guerre de 14-18, les besoins en hommes se font de plus en plus et c’est ce qui conduit le conseil de révision de la Gironde à reconnaître André apte au service militaire le 1er décembre 1914. Il est alors incorporé comme soldat de 2e classe et affecté au 21e régiment d’infanterie coloniale (RIC). Il arrive au corps le 21 février 1915.

Le soldat André Weil est alors un « marsouin » qui était un surnom que l’on donnait à l’infanterie coloniale. Après quatre mois de formation au corps d’armée, il rejoint le 21e RIC en Picardie le 26 juin 1915. Quelques semaines plus tard, le 21e RIC retourne en Champagne où il va se battre à la fin de l’été 1915. Les premiers combats, très violents, coûtent au régiment 35 officiers (dont le chef de bataillon et deux des quatre chefs de section de la compagnie d’André) et 1608 soldats morts, blessés ou disparus. La compagnie d’André se distingue dans l’assaut du 25 septembre 1915 contre une position allemande très bien renforcée. Le 21e RIC emporte la position allemande et parvient à déplacer le front de près d’un kilomètre au prix de durs combats. Le 16 octobre, il est envoyé à l’arrière pour une semaine. Dix jours plus tard, il repart à l’assaut dans le secteur de Massiges et parvient à s’emparer de nouvelles positions allemandes, à nouveaux au prix de lourdes pertes. Fin octobre 1915, il quitte le secteur. Le régiment a été cité à l’ordre de l’armée pour ces hauts faits. Le 21e RIC cantonne aux environs de Meaux pendant une partie de l’hiver 1915, puis est transféré au nord de Beauvais, au camp de Crèvecœur-le-Grand, où il poursuit son entraînement commandé par le général Pétain. De février à avril 1916, le 21e RIC se bat dans la boue, le froid et la neige.

Grand blessé de guerre

Grand blessé de guerre

Le 2 mars 1916, André est promu soldat de 1e classe. Il avait fait preuve de courage et eut la chance de survivre. La bataille de la Somme (du 1er juillet au 18 novembre 1916) est particulièrement violente et avec des pertes considérables des deux côtés ; André est alors blessé, touché par une balle au pied gauche. Son courage est remarqué par ses chefs et lui vaut, le 15 août 1916, une citation à l’ordre du régiment. André rejoint le dépôt en convalescence dès le 18 août 1916 où il passe deux mois et demi.

Sur le front d’Orient

Le 6 novembre 1916, il est dirigé à destination du dépôt de la 17e division coloniale qui se trouve à Mytilène, principale ville de l’île de Lesbos en Grèce. Neuf jours plus tard, il débarque à  Salonique (aujourd’hui Thessalonique). Il est affecté quatre jours plus tard à la 11e compagnie du 56e RIC, en campagne, et où il arrive le 28 novembre 1916. Le nouveau régiment d’André  se situe durant l’hiver 1916-1917 dans les montagnes de Macédoine. André n’échappe pas à la dysenterie qui touche une grande partie du régiment, il est alors évacué le 17 janvier 1917 et passe cinq mois à l’arrière à se soigner. Le 17 juin, il rejoint son régiment mais octobre 1917, André tombe malade, atteint d’une jaunisse et est évacué le 23 octobre 1917.

Il rejoint le 24 août 1918 le 1er RIC et est affecté à la 5e compagnie. Quelques jours plus tard, le 1e RIC est engagé dans l’armée d’Orient du général Franchet d’Esperey pour rompre le front germano-bulgare dans la montagne macédonienne. C’est alors la bataille du mont Sokol et du Dobropolié qui aboutit à la rupture des lignes ennemies et à la capitulation bulgare mais André est grièvement blessé par un éclat d’obus dans le poumon droit qu’il gardera jusqu’à la fin de sa vie.

Citation à l'ordre:  la croix de guerre

Citation à l’ordre: la croix de guerre

Deux fois blessé, cité, mais survivant de la Première Guerre mondiale, le soldat de 1e classe Simon André Weil reçut la Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de bronze, la Médaille militaire, la Médaille commémorative d’Orient et la Médaille interalliée.

 

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