Les marraines de guerre

Une marraine de guerre

Une marraine de guerre

Par Adélie Champvert 3ème2

La première guerre mondiale devait être courte, et les soldats partaient joyeux à la guerre. C’est pourquoi personne n’avait pensé à leur moral. Mais plus la guerre durait et plus les soldats qui n’avaient pas de familles se sentaient seuls. Un soldat confie:

« Il n’y a pas pour moi de moments plus durs que la distribution des lettres ».

En 1915 naissent des associations qui vont aider les soldats sans familles, « La Famille du soldat » et « Mon soldat », elles jouent les intermédiaires entre les offres des femmes à l’arrière et les demandes des hommes sur le front. Les associations sont dirigées par des dames très conservatrices. Le mot marraine signifie l’engagement d’une personne à remplacer les parents si ils disparaissent.

Bientôt le marrainage sort du contrôle des associations fondatrices et des relations sentimentales se nouent parfois entre le filleul et la marraine ce qui choque beaucoup. Des rencontres ont lieu lors des permissions et des mariages sont célébrés. Très vite les demandes des soldats dépassent les offres des jeunes femmes. C’est donc dans la revue légère La Vie parisienne que sont passées les petites annonces.

Les marraines de guerre deviennent alors un scandale. Elles sont présentées comme de vieilles filles qui veulent profiter de la guerre pour s’inventer de nouvelles vies. Le thème de la vieille fille catastrophée par la venue du filleul en permission devient même un sujet de pièces de théâtre comme Cœur de marraines. Cette mauvaise image est à l’origine de la crise de vocation de marraine dès 1916. Les demandes des filleuls ne reçoivent plus de réponses.

L’armée, pour sa part, n’apprécie pas l’initiative du « marrainage ». Elle redoute que des espions se fassent passer pour des correspondantes afin de connaître le déplacement des troupes et d’autres indications qui pourraient servirent l’ennemi.

Le journal conservateur l’Intransigeant accuse les petites annoncent qui dissimulent selon eux des espions allemands d’avoir fait échouer l’offensive du Chemin des dames en avril 1917.

En fait, la marraine de guerre effraie les militaires et les civils parce qu’elle incarne une femme libre qui écrit à des hommes sans surveillance. A la fin de la guerre, en 1918, l’idée de marrainage est reprise, ce sont les villes qui adoptent des villages ou villes dévastés. Marseille adopte la ville d’Arras et lui offre une somme de 900 000 F.

En 1921, 20 millions ont été collectés dans toute la France pour la reconstruction.

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