Biographie Aristide Briand

Par Julien Briand 1ere S5

Aristide Briand est un homme politique né en 1862 à Nantes dans un milieu modeste. Il est mort en 1932.En août 1883, Aristide Briand entre dans le journalisme en écrivant pour un journal régional de Saint-Nazaire de gauche engagé « La Démocratie de l’Ouest ». Il rencontre alors Fernand Pelloutier, un libre penseur socialiste qui aura plus tard des pensées anarchistes. En 1892, ils rejoignent tous les deux le Parti Ouvrier Français (POF) de Jules Guesde (premier parti marxiste en France).

La même année, Aristide participe au 5eme Congrès de la Fédération nationale des syndicats et groupes corporatifs de France en tant que délégué de la bourse du travail de Saint Nazaire et développe l’idée d’une « Grève Générale », grève touchant tous les travailleurs français en signe de révolution. Il rencontra un succès immédiat mais ne réussit pas à se faire élire député.

C’est alors, en 1893, qu’il monte sur Paris et devient le rédacteur en chef du journal « La Lanterne ». Dans les mêmes années, Aristide Briand quitte Jules Guesde et Fernand Pelloutier qu’il considère comme dogmatiques et rejoint Jean Jaurès.

En 1900, Aristide Briand devient avocat. Il défend, quelques années plus tard, des anarchistes dans l’affaire Hervé mais aussi des ouvriers en grève dans l’affaire de Cluses (1904). Ces affaires lui permettent d’améliorer sa notoriété auprès de la classe ouvrière.

Alors qu’il se présente aux élections législatives de Saint Etienne en 1902, il se fait élire dès le premier tour. C’est l’affaire d’un meurtre qui lui donne l’occasion de briller à la Chambre.

En 1904, à l’aide de Jean Jaurès, Aristide Briand fonde le journal encore existant « L’humanité ».

En 1903, une commission parlementaire spéciale a été chargée de s’occuper des propositions de loi relatives à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Aristide Briand y est nommé rapporteur en 1904. Un an plus tard, le président du conseil propose à Briand le portefeuille de l’instruction publique et des cultes.

Les débats ont eu lieu du 21 mars au 3 juillet 1905 où la loi fut adoptée par la chambre, 341 voix contre 233. Et la loi fut promulguée le 9 décembre 1905. Il s’agit d’une des plus grandes réussites d’Aristide Briand qui lui a permis d’être nommé ministre des Cultes de 1906 à 1911.

Il a aussi essayé d’obtenir l’abolition de la peine de mort alors qu’il était ministre de la Justice sous le gouvernement de Clémenceau. Cependant, ce gouvernement s’écroule en juillet 1909, c’est alors qu’Armand Fallières demande à Aristide Briand de former le nouveau ministère où il sera le président du Conseil des ministres jusqu’en 1929 sous différents mandats

Pendant la guerre, Aristide Briand se montre exemplaire dans les moments difficiles. Il vit la bataille de Verdun au quotidien et ajoute notamment « qu’elle aura forgé sa volonté de forger la paix en Europe ». C’est d’ailleurs pour éviter une autre guerre qu’il s’investit dans la réforme du commandement de guerre et met en place le « Comité de guerre » qui lie notamment le parlement, le pouvoir exécutif et commandement militaire.

Peu à peu, une rivalité nait entre Georges Clémenceau et Aristide Briand. Ce dernier est au fur et à mesure tenu à l’écart des décisions politiques par Clémenceau alors qu’il laisse la place à celui-ci en tant que Président du Conseil en 1917. Les deux hommes se détestent plus que jamais. Comme le dit Raymond Poincaré : « Autant vaudrait essayer de marier l’eau et le feu ».

Cependant Aristide Briand aura le dernier mot en menant une campagne d’élection contre Clémenceau lors des élections à la Présidence de la République de 1920 puisque Clémenceau ne sera pas élu.

Alors que la Société des Nations (SDN) est créée en 1919, Aristide Briand fait tout pour démontrer la nécessité de l’Allemagne au sein de l’institution car le peuple ne veut « plus jamais ça » et essaye d’oublier les atrocités de la guerre dans les Années Folles.

En 1926, le prix Nobel de la paix lui est décerné en reconnaissance de ses efforts pour l’établissement d’une paix durable résultant de négociations librement consenties. On peut notamment le citer « Pour faire la paix, il faut être deux : soi-même et le voisin d’en face ».

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